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des VOIES DE COMMUNICATION RADIO sûres pour un monde sûr : les interconnexions à l’aide de DIFFéRENTes clés de chiffrement

Posted by Base Camp Connect on mai 8, 2019

Il peut s’avérer difficile aux alliés de l’OTAN d’assurer des voies de communication vocale, radio et de données sûres dans un environnement commun d’opérations, voire impossible durant des opérations avancées. Puisque les codes de chiffrement sont secrets, propres à chaque pays et non échangés, la collaboration exempte de risques d’écoute illicite par des entités indésirables est une réelle menace.

L’OTAN compte 29 nations membres, dont les circonstances changent chaque année. Compte tenu des changements géopolitiques fréquents, le statut considéré « amical » d’un pays particulier ne peut demeurer permanent. C’est la raison pour laquelle l’échange des clés de chiffrement comporte des risques éventuels significatifs et, à juste titre, les pays tiennent à conserver leur indépendance dans la mesure du possible.

Les alliés privilégieront la communication en mode « clair » durant des échanges radio non critiques au lieu de la communication en mode chiffré et sûr, afin d’éviter l’échange des clés de chiffrement. Cependant, ce mode ne peut fonctionner que si la même bande radio est utilisée. Autrement, les communications peuvent rapidement devenir un véritable casse-tête si différentes bandes sont utilisées (VHF, UHF ou HF).

L’impossibilité de parler à une autre nation en mode chiffré sur le champ de bataille durant des situations critiques est un modus operandi qui met les opérations et les combattants en péril. La menace directe de l’écoute illicite multiplie le risque à la sécurité des opérations. Pire, les faux renseignements introduits par les ennemis peuvent même faire échouer les opérations et causer de sérieux dommages.


Notre solution à court terme permettant aux partenaires de l’OTAN de contourner le problème consiste à partager les radios. Cependant, le fait qu’il n’y a pas suffisamment de radios sur le terrain constitue le détriment principal de cette solution. On peut simplement imaginer : des brigades canadiennes, françaises et lithuaniennes s’entraînent ensemble. Chaque brigade compte 150 membres ayant 50 radios à leur disposition. Afin d’assurer la coopération, l’un des trois pays devrait donner de 50 à 100 radios aux partenaires, et deux des trois pays ne travailleraient pas avec leurs propres équipements. Ce scénario n’a pas de sens et, bien souvent, il manque de radios à donner.

Les solutions à long terme : des solutions trop inaccessibles

L’OTAN s’affaire actuellement à concevoir une solution commune de chiffrement susceptible de régler cette question. Si tous les intervenants sont d’accord, il faudra cependant attendre de 10 à 20 ans pour développer et mettre en œuvre cette solution. En outre, même si cette solution se matérialisait, on pourrait aisément avancer que les coûts seront prohibitifs et que bien des obstacles se trouveront sur la voie vers une technologie commune et unanime. Les seuls intérêts politiques contradictoires pourront mettre ce plan en péril.


Répondre aux besoins immédiats sur-le-champ, sans compromettre la sécurité individuelle

Lorsqu’elles sont utilisées convenablement, les solutions de passerelle facilitent les communications entre les différentes technologies, bandes et marques d’appareils radio en mode « clair » et chiffré. Notre appareil BCC-Micro, l’une de ces solutions, a été récemment éprouvé avec succès par l’organe Landcom G6 de l’OTAN. Lorsque jusqu’à cinq différentes radios sont connectées au réseau BCC, elles sont reliées localement, sans que des tiers utilisent leurs propres clés de chiffrement. On peut créer des groupes de conversation pour isoler certains alliés des autres. En outre, ce réseau fonctionne à toutes les fréquences et avec tout type de radio.

Plusieurs scénarios ont été appliqués durant les récents essais de Landcom. En voici un exemple : les radios de cinq brigades de différents pays alliés de l’OTAN sont connectées au BCC. La brigade A veut parler à la brigade B. Elle règle la radio fournie au canal 5 auparavant choisie pour servir de canal interopérationnel. La brigade B fait de même et règle sa radio fournie au canal 14. L’opérateur du BCC assigne les deux brigades au groupe de conversation 1. Toutes les communications échangées par le canal 5 des radios de la brigade A et le canal 14 des radios de la brigade B deviennent ainsi en mode « interop », c’est-à-dire que toutes les communications seront entendues par ces deux brigades. Entre temps, les trois autres radios d’essai connectées au BCC qui ne font pas partie du groupe de conversation 1 demeurent isolées de la conversation échangée entre les brigades A et B. 

Radio Interop Graph

Perspectives d’avenir

Puisque les enjeux et les intérêts politiques sont de nature changeante, les plateformes communes destinées à une alliance si vaste et susceptible d’être changeante comme l’OTAN ne sont pas, à notre sens, une solution viable à court et à moyen terme, puisque les budgets en soi peuvent mettre un frein important à leurs plans de conception. L’aspect pratique devrait prévaloir dans ce domaine, afin de fournir des solutions éprouvées et facilement accessibles sur le terrain et de les améliorer pour répondre à d’autres besoins éventuels. Lorsque les communications sont interrompues durant une mission, des renseignements critiques sont perdus. Ce genre d’incident peut ainsi entraîner des retards et de la confusion, qui risquent de mettre l’équipe et la mission en péril. Une collaboration de la coalition ne peut simplement pas se permettre une faiblesse de la sorte sur le terrain.

Topics: radio, technologies de communication, Interopérabilité radio, OTAN, communications sécurisées

Written by Base Camp Connect

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